Polonaise. Amoureuse de chaque petit mot prononcé en français. Passionnée de l'art et de la beauté, une femme qui recherche sa place dans le monde qu'elle ne comprend pas trop bien. Paumée quelque part entre une sensibilité profonde et un réalisme cruel de la vie. Je m'appelle Martha, j'observe, je ressens, je vis. Je viens de nulle part, je me dirige vers le destin.
☆ Polonaise, je suis désolée pour les fautes de français que j'essaie toujours de perfectionner.

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Images ternies : Simple

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Les maladies me semblent un bon sujet des films. On présente quelque chose d'inhabituel qui, dans la plupart des cas, provoque chez nous des émotions assez profondes. Une sorte de catharsis du XXIème siècle. Seulement des insensibles avec un cœur de pierre seront capables de ne ressentir absolument rien quand un homme de vingt ans environ pleure désespéré dans son lit puisqu'il n'arrive pas à trouver son jouet préféré.

Les maladies psychiques nous frappent d'une manière assez spéciale. Nous voyons quelqu'un qui devrait déjà construir sa propre vie - étudier, chercher son premier stage, élaborer sa vie sentimentale. Mais il n'en est pas capable. Il ne le sera jamais. Un malheur énorme mais est-ce que l'on adresse bien notre pitié ?

Simple, le personnage éponyme du film d'Ivan Calbérac que j'ai vu par hasard une soirée de juin, ne semble pas malheureux. Car le malheur, ce n'est pas son problème. Les maladies psychiques nous touchent car elles nous démontrent les côtés de la vie que nous, les sains, prenons pour quelque chose de certain et normal et qu'eux, les malades, ne connaîtront pas. Du coup leurs vies nous semblent manquées. Est-ce que cela est vrai ? Je ne pense pas. Ce ne sont pas des vies manquées, pas de leur point de vue. Simple est heureux - à côté de son frère, ses colocataires, tout seul dans la chambre, avec son lapin. Il se réjouit de petits bonheurs qui lui sont donnés parce qu'il n'en connaît pas d'autres. Et cela est tellement normal, tellement humain, tellement adéquat à la réalité de chaque personne.

La véritable pitié apparaît quand nous regardons Kléber, son frère. La question la plus difficile : quel sacrifice pour l'autre ? A quel point renoncer à sa propre vie au faveur d'un proche ? Le choix qui suscite une grande polémique. Est-ce que vouloir avoir sa propre vie, c'est déjà l'égoïsme ?

"Simple", ce n'est pas le cinéma des palmarès. Ce qui ne mérite certainement pas d'attention particulière, ce sont les trames amoureuses banales qui semblent être tirées d'une série pour les adolescents. Néanmoins, grâce au sujet qu'il touche, le film laisse une petite boule de réflexions dans nos têtes. Personnellement, j'ai passé un très bon moment en le regardant. Le sourire s'est dessiné plusieurs fois sur mes lèvres, mêlé avec un sentiment d'attendrissement. Juste après le séance j'ai écrit à une amie : "il était tellement mignon, ce film !".


PS : J'ai découvert que le film est une adaptation à l'écran du roman de Marie-Aude Murail qui reçoit de très bonnes notes sur babelio. Peu possible en Pologne de trouver des livres peu connus en français mais une fois en France, je l'achèterai avec plaisir !

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